LE CYBERCARNET D'ANDRÉ - POLITIQUE




Mercredi 21 octobre 2009

LES PARTIS ET LES ÉLUS MUNICIPAUX DOIVENT ÊTRE ENCADRÉS PAR DE NOUVELLES RÈGLES  

Par André Delage

Le vote.

Les récents événements impliquant des partis et des candidats aux élections municipales de novembre prochain dans les villes de Montréal et Boisbriand vont forcer le Directeur général des élections du Québec, de même que le ministère québécois des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire à agir promptement, en vue d'assainir les moeurs politiques et freiner le désintéressement et le cynisme qui gagnent de plus en plus d'électeurs.

De nouvelles règles devraient ainsi renforcer la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités et comporter notamment l'obligation pour tous les partis et les candidats à une élection municipale, à dévoiler les noms de tous leurs fournisseurs d'argent, ainsi que les montants reçus par chacun d'entre eux. Il est aussi urgent que le ministère québécois des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire oblige les élus à dévoiler la liste des contrats de travaux municipaux de 50 000 $ et plus attribués aux soumissionnaires, de même que la liste de tous ces derniers. 

Des mesures musclées

Enfin, des amendes sévères, des peines de prison ainsi que des mesures pouvant aller jusqu'à la destitution devraient être aussi prévues dans le cas où des candidats à une élection municipale ou des élus se seraient rendus coupables d'avoir violé une ou plusieurs des nouvelles règles en matière d'éthique municipale.

En attendant son adoption et son application, la balle est dans le camp du Directeur général des élections et du ministère québécois des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire qui devront agir rapidement en étroite collaboration, de façon à éviter que les élections deviennent une farce grotesque dans certaines municipalités du Québec.



Samedi 18 juillet 2009

LE POSTE DE LIEUTENANT-GOUVERNEUR DEVRAIT ÊTRE ABOLI

Par André Delage

 Armoiries du Québec

Une motion pourrait être facilement adoptée à l'Assemblée nationale à la prochaine reprise parlementaire, pour demander l'abolition de la fonction de lieutenant-gouverneur à Québec. Logiquement après le récent scandale financier avec l'argent des contribuables, de la représentante d'Élizabeth 11, Mme Lise Thibeault. Il suffirait qu'un député de n'importe lequel des partis présente un projet dans ce sens. Le résultat du vote nous permettrait par la même occasion, de situer l'allégeance réelle de chacun des députés : envers les citoyens du Québec ou la monarchie britannique.

Le premier ministre, M. Jean Charest, devrait ensuite transmettre à Ottawa la motion majoritaire ou unanime adoptée par les députés, en vue de faire modifier notre constitution d'origine britannique. 

L'abolition de ce symbole monarchique colonial et dépassé qu'est le poste de lieutenant-gouverneur représentant la reine d'Angleterre, serait un pas en avant. Et, une économie d'argent qui pourrait être facilement réinvesti dans le logement social et pour améliorer la qualité de vie des personnes âgées qui en ont bien besoin.

 



Dimanche 9 novembre 2008

LA CHEF DU PARTI QUÉBÉCOIS N’A

PAS À CHANGER SON APPARENCE

 

Par André Delage

 

 

 

La chef du Parti québécois, madame Pauline Marois, n’a pas à changer son apparence pour plaire aux électeurs dans le cadre de la campagne électorale 2008.

 

Et cela, même si elle habite une grande résidence sur l’Île Bizard en banlieue de Montréal et que ses revenus lui permettent de bien se vêtir et de porter de beaux bijoux. Les « faiseurs d’images » dans son entourage la conseillent mal en lui suggérant de s’habiller autrement qu’elle le ferait normalement en fonction de ses goûts et de sa personnalité.

 

Demeurer soi-même

 

Bien au contraire, elle devrait demeurer elle-même, continuer à être très chaleureuse dans ses contacts avec la population et ne surtout pas s’occuper de ses opposants qui cherchent à la dénigrer en portant de faux jugements sur son allure. Cette propension qu’ont certaines personnes tant chez les hommes que chez les femmes, à en vouloir aux autres au sujet de leur niveau de vie et à propos de leur fortune personnelle m’incite à me poser la question suivante : doit-elle cacher sa richesse pour être mieux acceptée par les autres? Certainement pas. Elle devrait continuer à s’habiller et à vivre comme elle le faisait avant le début de la période électorale et, ne surtout pas chercher à s’excuser pour sa richesse. Car, être  bien nantie, est-ce vraiment un handicap ? Il y aura toujours des jaloux qui se sentent infériorisés face à ceux qui ont bien réussi dans la vie.

 

Le plus important, c’est de parvenir à s’épanouir en fonction de sa personnalité et de ses goûts, tout en respectant ses limites et ses contraintes.  



Vendredi 4 avril 2008

LA DÉMOCRATIE VIENDRA TÔT OU TARD EN CHINE

 

Par André Delage

 

 

 

Le dissident chinois Hu Jian a été condamné au début d’avril 2008 à trois ans et demi de prison par un tribunal chinois pour « incitation à la subversion contre la puissance étatique » . Le tribunal a basé ses accusations sur des articles publiés sur un site internet en langue chinoise à l’étranger et sur des entrevues accordées à la presse étrangère dans lesquelles Hu Jian critiquait le gouvernement de son pays en ce qui a trait aux droits de l’homme. Ces droits sont quotidiennement bafoués par la parti communiste au pouvoir qui n’a jamais été élu démocratiquement par la majorité des chinois. Il s’agit de la deuxième condamnation à la prison d’un opposant chinois en 10 jours, après celle de Yang Chumlin qui avait fait diffuser une lettre ouverte sous le slogan « nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques ».

 

Des tribunaux manipulés

 

Force est de constater que ces condamnations sont destinées à servir d’exemples. C’est une autre preuve sans équivoque que les tribunaux chinois ne sont pas indépendants des politiciens qui dirigent actuellement la Chine. Les politiciens en place dans le gouvernement exercent à la fois les rôles de ministre de la Justice, de juge et de policier qui se chargent de préserver leurs droits et privilèges, quelque soit les méthodes employées pour arriver à leurs fins. En étouffant de manière arbitraire toute contestation légitime au sein de la population, ils s’assurent de garder le pouvoir entre eux et de se distribuer les sièges dans le gouvernement actuel de la Chine. Aucun des dirigeants du parti communiste chinois n’est intéressé à redevenir un simple citoyen selon les règles fondamentales d’élections démocratiques. Pour y arriver, il leur faut le contrôle total de l’armée. Les généraux ont donc tous été nommés à des postes dans le gouvernement avec de généreux salaires et des cadeaux. Le raisonnement des dirigeants chinois se résume à ceci: nous prendrons tous les moyens même illégaux s’il le faut, pour contrôler la libre circulation de l’information pour garder le pouvoir le plus longtemps possible et nous mettrons en prison tous ceux qui veulent contester notre pouvoir dictatorial. D’ailleurs, les dirigeants chinois n’ont jamais eu le courage de se présenter à une élection démocratique, parce qu’ils savent très bien qu’ils perdraient le pouvoir. Ce sont des lâches.

 

La Chine a annexé de force le Tibet en 1950 et elle a écrasé avec son imposante armée, une récente rébellion du peuple tibétain. Ce dernier aspire à la préservation de son identité culturelle, une revendication tout à fait légitime et compréhensible dans les circonstances actuelles. En effet, le peuple tibétain risque d’être bientôt noyé par l’arrivée massive de milliers de chinois sur son ancien territoire.

 

Tous les pays doivent être présents

 

Les Jeux olympiques octroyés à la Chine ne doivent pas être boycottés par les pays participants. Bien au contraire : les Jeux pourraient être le départ d’une remise en question du contrôle de l’information par l’armée et le gouvernement chinois. En s’ouvrant au monde extérieur, les dirigeants de ce pays vont devoir se rendre compte bien malgré eux, qu’ils font bande à part par rapport aux autres pays démocratiques. C’est aux représentants des pays participants aux Jeux qu’ils incombent de le rappeler régulièrement au gouvernement chinois. Ce dernier a beau vouloir contrôler toute l’information dans le pays, les journalistes pourront écrire ce qu’ils veulent en revenant chez eux après les Jeux. De plus, les citoyens chinois vont avoir l’occasion de côtoyer beaucoup d’athlètes et d’organisations sportives et voir ainsi l’autre côté du discours officiel de leurs dirigeants. Ce contexte ne peut qu’aider les humbles citoyens chinois à trouver un jour prochain, le bonheur de dire ce qu’ils veulent, quand ils le veulent, sans risquer d’encourir des peines d’emprisonnement et la torture, parce qu’ils osent critiquer et remettre en question les décisions de leur gouvernement totalitaire et corrompu à tous les échelons.